La liberté Retrouvée

Education la cause de touS nos maux ?

 

Néosanté #17 : Notre éducation serait-elle la cause de tous nos maux ?

    Depuis le numéro 9 de ce magazine, je vous partage quelques-unes des observations que j’ai effectuées pour valider les lois de la Médecine Nouvelle du docteur Hamer. Dans chacune de mes rubriques, je vous présentais l’histoire d’une personne que j’ai connue personnellement en détaillant non seulement les circonstances extérieures qui avaient présidé au déclenchement de sa maladie, mais surtout la manière dont cette personne avait ressenti l’événement déclencheur… Car, comme le souligne lui-même R.G. Hamer, ce n’est pas l’événement extérieur, mais bien la perception que l’on a de l’événement qui va déterminer la réaction biologique que notre corps adoptera pour assurer sa survie.

    Car c’est bien de survie qu’il s’agit. Comme le dit le psychanalyste Carl Gustav Jung : « la maladie, c’est l’effort que fait la Nature pour retrouver son équilibre ». Même si, de notre point de vue, la maladie apparaît comme aberrante et insensée, d’un point de vue biologique, d’un point de vue adaptatif, la réaction du corps fait partie du patrimoine dont nous avons hérité depuis des générations pour que notre espèce se perpétue.

     

    S’il en avait été autrement, nous ne serions plus là, en tant qu’espèce, pour tenir de tels propos. À partir de cette prémisse, il est légitime de se poser la question fondamentale : « Mais alors, qu’est-ce qui cloche ? Pourquoi sommes-nous si nombreux à mourir de maladies ? » C’est ici que je vous invite à faire un petit détour, ou plutôt un petit retour aux sources…

    Les stratégies de survie dans la nature sauvage

    Comme nous l’a démontré le Professeur Henri Laborit, tout animal assure sa vie et sa survie au travers de quatre grandes stratégies : l’activation de l’action, la fuite, la lutte et l’inhibition de l’action. Plus précisément, quelle que soit l’espèce animale, l’ordre dans lequel les stratégies sont mises en œuvre est toujours le même. Tout d’abord, en absence de danger, l’animal met en œuvre des ACTIONS visant à satisfaire ses désirs et ses besoins. Son but : préserver son homéostasie.

     

    Si un danger apparaît, la stratégie de FUITE est activée pour assurer le même but de préservation. Si cette fuite est impossible ou inefficace, la stratégie de LUTTE est alors choisie, toujours dans l’espoir de revenir à une situation d’équilibre. Cet ensemble de stratégies (action, fuite et lutte) constitue ce que Laborit appelle le système activateur de l’action, dont le leitmotiv est « rechercher le plaisir et l’équilibre ».

     

    Ce n’est que quand l’action se révèle inefficace, et la fuite et la lutte impossibles, qu’un autre mécanisme se met en place. Laborit le nomme le système inhibiteur de l’action, dont le leitmotiv est plutôt « éviter la douleur ». Dans ce cas de figure, la soumission et l’acceptation du statu quo demeurent bien souvent la dernière alternative pour assurer sa survie. Ce système découle d’une longue évolution adaptative où il apparaissait que tout mouvement ne pouvait qu’aggraver la situation. Dans ce cas, l’INHIBITION DE L’ACTION représente le meilleur choix, mais à une seule condition : qu’elle dure le moins longtemps possible. Car si la vie se fonde sur l’homéostasie, l’homéostasie nécessite un équilibrage permanent, qui a lui-même besoin de mouvement pour se maintenir… Si l’immobilité se prolonge, l’équilibre est perdu, l’homéostasie compromise et la vie mise en danger. Nous le savons tous : retenir sa respiration quelques secondes peut être très utile pour ne pas se faire repérer par un agresseur potentiel ; retenir sa respiration plusieurs minutes devient nécessairement mortel.

     

     

    Illustrons cela avec un exemple. Imaginons une antilope en train de brouter paisiblement dans la savane (activation de l’action). Un guépard la prenant en chasse peut atteindre des pointes de 110 à 130 kilomètres à l’heure, mais la course ne pourra se poursuivre que sur trois à quatre cents mètres. Pour échapper à son prédateur, l’antilope se mettra d’abord à courir, moins vite sans doute, mais plus longtemps (fuite). Si elle est rattrapée, elle pourrait décocher quelques coups de sabot salutaires pour se débarrasser du poursuivant épuisé (lutte). Si malgré tout, le guépard réussit à la terrasser, elle se couchera au sol sans bouger (inhibition).

     

    Dans cet état de figement, l’antilope attend la mort dans la paix et la sérénité, et plus aucune douleur n’est ressentie par l’animal. Dans la majorité des cas, l’histoire se termine là pour elle. Mais il arrive qu’exceptionnellement, elle échappe à la vigilance du guépard et s’éloigne saine et sauve… Dans ce cas, dans les secondes qui suivent, l’animal est traversé par des spasmes qui secouent l’ensemble de son corps. Comme si toutes les tensions et les charges nerveuses accumulées pendant ces quelques minutes paroxystiques devaient être évacuées de la physiologie de son corps.  J’ouvre une parenthèse : si vous désirez aller plus en profondeur, je vous recommande de lire la série d’articles qu’est en train d’écrire Cyrinne Ben Mamou PhD, biologiste et docteure en neurosciences. C’est très éclairant, vous verrez. Fin de la parenthèse.

    La leçon qu’on peut retirer de ces observations du monde animal, c’est que notre physiologie est tout à fait capable d’encaisser des stress intenses, à condition que ce soit sur une période de temps extrêmement courte. Qu’il s’agisse de fuite, de lutte ou d’inhibition, ces stratégies ne sont mises en œuvre que pendant quelques minutes, rarement plus. Après cela, soit l’animal meurt, soit il survit. Mais dans ce dernier cas, il est absolument vital que le sur-stress accumulé soit évacué pour retrouver son équilibre homéostatique.

     

    Sans cela, la non évacuation du stress risque de créer des dommages physiologiques importants. C’est probablement la raison pour laquelle très peu d’animaux sauvages en liberté tombent malades.

     

     

     

    Chez les humains, comment ça fonctionne ?

    Après ce détour par le monde animal sauvage, revenons à nous, les êtres humains. Comment se fait-il que nous tombions aussi souvent malades et aussi gravement malades, au point de mourir de la plupart de nos pathologies ? Pourtant, en tant qu’êtres humains, nous portons en nous la trace et la mémoire de l’histoire de l’évolution animale. Ne dit-on pas que notre ontogenèse (le développement de l’individu depuis sa conception jusqu’à sa naissance) est le reflet de notre phylogenèse (le développement de notre espèce depuis les origines jusqu’à aujourd’hui) ? Alors, que s’est-il passé dans notre histoire pour que nous ayons perdu notre capacité à garder notre équilibre ? S’agit-il d’une malencontreuse conséquence de notre évolution génétique, épigénétique ou psychologique ?

     


    L’hypothèse que j’ai développée depuis une dizaine d’années est la suivante : notre culture et notre éducation nous ont conditionnés à nous soumettre à l’autorité de manière sournoise et pernicieuse. En effet, dès notre plus jeune âge, lorsqu’un de nos besoins fondamentaux était frustré, il eût été normal et naturel que nous réagissions pour le satisfaire. Dans les premiers temps de notre vie, la palette des réactions possibles pour satisfaire nos besoins s’est élargie au fur et à mesure que notre maîtrise psychomotrice grandissait… En quelques années, nous passons du stade de la dépendance presque totale à la capacité de nous déplacer pour attraper notre nourriture, pour fuir le danger, pour récupérer ce qui nous appartient, pour défendre notre territoire, pour nous accoupler ou pour nous battre. Le hic dans cette histoire, c’est qu’en parallèle à ce développement, nos éducateurs nous ont « dressés » à la soumission plutôt que de nous éduquer à l’autonomie responsable. Pour reprendre les termes de la psychanalyste Alice Miller, la plupart d’entre nous avons subi ce qu’elle appelle une « pédagogie noire »…

     

     

    La conséquence de cette pédagogie noire, c’est qu’au lieu d’agir pour satisfaire nos besoins de sécurité, de respect, d’intégrité, d’amour, de reconnaissance (pour n’en citer que quelques-uns), nous avons appris très jeunes à nous soumettre à la volonté de la famille, de l’école, de l’église et de l’état. En d’autres termes, petit à petit, nous avons appris à troquer nos réactions naturelles et légitimes d’action, de fuite et de lutte contre des réactions d’inhibition. Et résonnent encore à nos oreilles ces injonctions aux allures dictatoriales (« Tais-toi ! Reste tranquille ! Ne bouge plus ! Arrête ! ») ou sournoises (« Ça ne vaut pas la peine, ce n’est rien, ce n’est pas grave, ne t’en fais pas pour ça, ça passera, etc. »).

     


    Arrivés à l’âge adulte, cet apprentissage de la soumission à l’autorité va entraîner deux types de conséquences. D’une part, comme notre « dressage » nous a appris à ne plus réagir, nous nous bloquons souvent dans des réactions de figement qui cristallisent un déséquilibre permanent de notre énergie vitale et de nos besoins. Dépourvu de toute solution pour sortir de cette impasse, nous poussons notre organisme à proposer la seule solution de survie à court terme : la maladie ! D’autre part, comme nous avons appris à nous « maîtriser », nous sommes incapables de libérer le sur-stress qui a été mobilisé pour faire face à une situation difficile. Quelle que soit la stratégie utilisée (fuite, lutte ou inhibition), nous sommes incapables de pleurer, de trembler, d’exprimer notre colère, de nous laisser traverser par des spasmes libératoires… Ce qui entraîne à long terme, encore une fois, un déséquilibre de tout notre système nerveux… Le mois prochain, je reprendrai tous les exemples présentés dans les numéros précédents pour démontrer que notre éducation est bien à la source de beaucoup de nos maux !

     


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    05/03/2013
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